• Une Place A Prendre : Question à J.K Rowling

    La couverture du roman Une Place A Prendre

    Si vous n’aviez qu’une question pour J.K. Rowling, quelle serait-elle ? C’est ce qu’a demandé le site Goodreads à ses utilisateurs, en leur demandant de soumettre leurs interrogations à propos de son livre, Une Place A Prendre. Au final, 1500 questions ont été posées et une seule retenue, proposée par Anne Gunden :

    L’idée qui m’a le plus hantée après la lecture de votre livre provient de votre présentation réaliste de la laideur et de la faiblesse de la nature humaine (car il serait trop facile, après tout, d’écrire sur le potentiel et la beauté de notre nature). A quel point est-ce important pour vous que ce réalisme transparaisse dans vos personnages ? Et si votre espoir était de mettre cela en valeur, avez-vous un objectif précis à l’esprit, concernant la manière dont nous pourrions nous élever ou grandir au-delà de cet aspect sombre de l’humain ?

    JK. Rowling s’exclame qu’elle est très contente que cette question ait été choisie, et commence par répondre à la première partie :

    Oui, il était très important pour moi que les personnages apparaissent comme des personnes réelles, avec leurs motivations confuses et leurs vies compliquées.

    Elle estime aussi que la majorité des personnages du roman sont piégés par les circonstances et leurs choix de vie :

    Une des choses à laquelle j’ai beaucoup pensé pendant l’écriture du livre était à quel point il est difficile de changer notre vie même en étant adulte, bien que certaines personnes doivent faire face à de plus grands obstacles que d’autres.

    Elle décrit alors plusieurs de ses personnages, qui ont alors fait de mauvais choix de vie ou ont été victimes de mauvaises circonstances : Gavin Hughes et sa timidité, Kay qui a choisi de se rapprocher d'un petit ami qui n’avait pas d’intérêt en elle, Samantha et sa grossesse involontaire, et enfin Terri Weedon, qui englobe tous les malheurs.

    Les deux thèmes principaux du roman sont l’hypocrisie et la prise de responsabilité. Je voulais montrer la façon dont les humains pouvaient avoir des sentiments négatifs qu’ils préféraient ignorer ; la façon dont nous sommes rattrapés par nos propres problèmes et limités par notre expérience de la vie. Juger quelqu’un, le déclarer inférieur à soi, conclure que sa malchance est liée à ses défauts inhérents, peut être un moyen de booster sa confiance en soi.

    Mais l’auteure insiste aussi sur les aspects de l’être humain qui peuvent s’avérer positifs, les changements qui s’opèrent dans les personnages tout au long de l’intrigue :

    Vous m’interrogez sur la question de la croissance au-delà de notre nature première, afin effectuer des changements réels dans le monde, et j’ai le sentiment que c’est ce que font beaucoup de mes personnages à la fin du livre.

    Elle estime que pour s’en sortir, les personnages se sont impliqués dans un projet qui dépassait leur propre intérêt.

     Je suppose que c’est la vraie réponse à la deuxième partie de votre question : nous avons besoin d’être emporté dans quelque chose de plus grand et important que nous. […] Si nous prenons des décisions concernant les petites choses de la vie en ayant conscience de l’impact que nos actions peuvent avoir sur les autres, nous commencerons à faire une différence. Cela peut vous sembler insignifiant, mais les effets pourraient changer le monde, et beaucoup de personnes ne seraient pas prêtes à en faire autant.

    Elle ajoute que c’est la raison pour laquelle, dans le roman, quand trois personnages passent à côté d’un petit garçon solitaire qui marche entre une dangereuse rivière et une route, aucun d’eux ne cherchent à entrer en contact avec l’enfant. Ces trois personnages reflètent chacun une caractéristique de l’être humain : l’apathie qui est à l’origine du mal, c'est-à-dire que le personnage n’a même plus le souvenir d’avoir croisé le garçon ; la précipitation de la vie quotidienne, qui empêche même les personnes bien intentionnées de prêter attention à ce qui se passe autour d’eux ; et enfin la méchanceté pure due à un passé parfois douloureux.

    J.K. Rowling termine sa réponse en se demandant si Howard, le personnage autour duquel se déroule l’intrigue, se serait arrêté pour aider ce garçon :

    Je suis sûre qu’il l’aurait fait. Howard est un homme heureux, ce qui fait une différence : les gens heureux sont souvent plus gentils que les malheureux. De plus, Howard peut percevoir les difficultés et la souffrance de son entourage. […] Confronté à un petit garçon poussiéreux et solitaire, je peux très bien imaginer Howard le prendre par la main fermement et l’emmener au poste de police.

    Par ScarfyMay_ThisBe.

    Source : www.snitchseeker.com


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